Heureusement, cela va au dela des révisions « bon ton » de nos chers évêques de France : http://sully1.typepad.com/librement_/2009/04/la-nouvelle-mort-de-christ.html
Le président de la triste Conférence des Évêques de France vient malheureusement de faire un magnifique contre-exemple d’obéissance. Cardinal, évêque, mais prêtre tout de même grâce au sacrement de l’Ordre (vous avez bien lu !)
Résumons :
Le pape (Benoît XVI), successeur de Saint Pierre et à la tête de l’Église, décide de lever certaines excommunications. Cette décision n’appartient qu’à lui et bien-sûr, et tout le monde aura compris qu’il s’agit d’œuvrer dans le sens du retour à l’unité de l’Église (Une, Sainte, Catholique et Apostolique, pour ceux qui n’auraient pas suivi.)
Au sein de certaines fractions de l’Église catholique (notamment en France), des évêques font alors entendre des protestations, contestations et autres reniements certains et toujours pervers.
Le pape, fort peiné par cette incompréhension simulée (qui n’est autre qu’un profond désaccord doctrinal et vulgairement politique), décide alors d’écrire une lettre à tous les évêques faisant au passage un peu de pédagogie visiblement nécessaire (on en est là…)
Non content de cette humiliation inutile, Monseigneur Vingt-Trois en rajoute, se croyant obligé d’écrire au Pape en lui expliquant « combien de tels procédés (sic) sont néfastes et ruineux pour son projet de réconciliation ».
Non seulement l’emploi du terme « procédés » a vocation tendance à faire passer la pape pour un quelqu’un de malhonnête, mais bien plus, pour qui se prend-il, ce Monseigneur Vingt-Trois ??? On ne comprend pas bien dans quel rôle il se place pour donner des leçons au pape. Bel effort de Carême, en tout cas…
Plus loin, le même personnage nous explique même quels sont les propos importants ou non du pape. On croit rêver !
Monseigneur sera-t-il aussi persistant médiatiquement dans le combat en faveur de la vie ? La question reste ouverte.
Une fois n’est pas coutume, je vais citer un article qui n’est pas de moi et qui est malheureusement très réaliste. Cet article est repris du numéro de mars de Reconquête, mensuel catholique d’information dirigé par Bernard Antony et auquel vous pouvez (si ce n’est déjà fait) vous abonner ici.
COURS, FOUREST!
Voilà ce qui arrive lorsque l’on suit les actualités d’un oeil ou d’une oreille distraits : l’on doute un peu de ce que l’on croit avoir lu ou entendu. Tenez, par exemple, il y a quelques semaines, nos amis les journalistes ont fait monter une triomphale mayonnaise autour de la personne de Mgr Richard Williamson. Derrière mon volant ou mes fourneaux, j’entends qu’ils saluent son attitude… son attitude quoi, vous dites ? Méga-sioniste ? Oui, ça doit être cela. Il faut dire qu’Israël avait bien besoin de soutien de poids, après le sanglant pilonnage de Wall Street et la fraude financière à Gaza (à moins que ce ne fût l’inverse…)
Pour occuper mes trajets en RER, il m’arrive de survoler le quotidien de référence™, négligemment oublié sur un strapontin : là encore, mes yeux embués suivent un parcours transversal dans les articles des brillantes plumes de la rédaction. A force de lectures trop rapides, j’enregistre d’étonnants résultats, que mon imagination, même débridée, a du mal à confirmer. Le 30janvier, je déchiffre à grand peine une rinçure de Caroline Fourest, qui s’exprime en tant que… en tant que quoi déjà ? Théologienne ? Politologue ? Laïciste intégriste ? Simple commentateure (bah oui, sa compagne Fiametta Venner, subtilement planquée dans les coulisses de l’interview de Mgr Williamson, est bien auteure, nous dit Le Monde) ?
Je découvre donc la « main tendue [de Benoît XVI] à l’extrême-droite anti-Vatican II, intolérante et antisémite », ce qui fait lourd à porter pour une seule main, surtout quand l’autre ne choie même pas les « théologiens de la libération excommuniés », ni ne console « les catholiques de gauche placardisés ». Après cela, je comprends que Benoît XVI est vraiment méchant, voire réactionnaire, car, entre autres abjections insupportables, il réhabilite le « dogme au détriment de l’œcuménisme » : voilà de quoi choquer les scrupules de l’experte en catholicisme et en foi, terrifiée de voir les « brebis galeuses » réintégrer le giron de son Église…
Plus loin, je rencontre, parmi les antiennes laminées du pseudo dossier à charge contre les horribles intégristes, le nom de Maurice Bardèche, dont notre journaleure n’a jamais dû lire le moindre ouvrage, puis Celui de l’abbé Philippe Laguérie et son « Institut dit du “Bon Pasteur”». Juste dit. C’est un surnom. L’Église dite catholique. Le véhicule a moteur dit voiture. Le bol de béchamel dit cerveau, en l’occurrence. Alors, bien sûr, Bernard Antony («élu FN», Fourest a des infos toute fraîches) et le regretté Dom Gérard Calvet (ici orthographié « Don ») ne pouvaient pas passer à travers les mailles des rets de la chasseresse (chasseure ?) hystérique : des « catholiques ouvertement d’extrême droite… se sont ralliés à l’Église du temps de Jean-Paul II » ; avant ce ralliement, Bernard Antony était en effet l’initiateur d’une hérésie majeure, plus grave encore que l’arianisme ou le nestorianisme, l’antonysme. Saint Irénée de Lyon n’avait pas prévu le coup !
Je termine par la perle : « Les catholiques traditionalistes rejettent souvent l’œcuménisme de Vatican II par nostalgie pour l’antijudaïsme chrétien (sic), ce bon vieux temps où l’on pouvait prier pour l’âme du juif déicide (orthographié ici « déïcide »). Leurs militants français s’inscrivent donc logiquement dans la plus pure tradition maurrassienne. »
Je ne mets jamais de calvados dans mon café matinal, mais pour le coup j’ai eu un doute.
Résumons : Charles Maurras priait pour l’âme des Juifs (ce qui d’ailleurs est un crime), donc il faut rejeter Vatican II, Bernard Antony est un prophète schismatique, Maurice Bardèche un antipape, les théologiens de la libération infiltrent l’Opus Dei, Mgr Williamson prépare un coup d’État avec Mahmoud Ahmadinedjad et comme disait Louis de Funès, « la vieille épouse le perroquet, j’épouse le Roi et je deviens Reine » ! Zinzin, on vous dit…
PIERRE HENRI (source : Reconquête, n°256, Mars 2009)
Vous pourrez trouver la vomissure d’origine à cette adresse :
http://carolinefourest.wordpress.com/2009/01/31/saint-pierre-et-ses-brebis-galeuses/
Il est toujours surprenant de voir à quel point l’extrême gauche militante s’intéresse aux propos des hommes d’église uniquement quand ça l’arrange. Ainsi on a pu lire dans le Figaro que l’association les chiennes de garde vient de décerner son prix annuel à Mgr. Vingt-trois, cardinal archevêque de Paris et président de la conférence épiscopale française. Ce prix est attribué en vertu d’une phrase qui bien entendu a été sortie de son contexte pour l’occasion. On se demande d’ailleurs bien pourquoi cette association ne s’intéresse pas plus souvent à ce que disent Mgr. Vingt-trois et les autres évêques catholiques.
Non contente des excuses faites quasi publiquement par Mgr. Vingt-trois à ce propos, la fameuse association persiste à vouloir faire un maximum de tapage médiatique à fin de nuire toujours et encore à l’image de l’église catholique telle qu’elle est retranscrite dans les médias. Les réseaux d’extrême gauche étant certes fort peu représentatifs mais généralement très organisées et coordonnés, on peut tout à fait imaginer que cette action s’inscrit dans la « droite » suite de celle, récente, qui à été orchestrée à l’encontre du pape Benoit 16 (en s’appuyant sur les propos de Mgr Williamson.)
Le Figaro, quant à lui, ne précise à aucun moment que les propos cités, remis dans leur contexte, ne sont que le reflet de la vérité. La phrase de Mgr. Vingt-Trois («Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui soient formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête.») décrit un état de fait non sans un certain humour. Le service de l’autel, puisque c’est le sujet, nécessite de ses serviteurs qu’il soient correctement formés. Certes la phrase de Mgr. Vingt-Trois a pu être maladroitement exprimée, mais elle ne nécessitait pas pour autant des excuses.
Dans le cas présent le journal le Figaro, au lieu de nuancer les propos et déclarations d’une association engagée et partiale, se contente de reprendre mot après mot les revendications de l’association. En outre, on trouve à de nombreuses reprises dans l’article des liens pointant vers le site Internet des « Chiennes de garde », aucun vers le site du diocèse de Paris.
On est alors en droit de s’interroger sur l’indépendance et l’impartialité d’un ex-grand quotidien « du matin ».

Une dernière invention jésuite fait sont petit effet dans le Landerneau d’une certaine Église de France : « la messe qui prend son temps ». Ne nous méprenons pas, cette innovation progressiste est contraire à ce qu’a toujours demandé l’Église catholique.
Le Pape Benoît 16 le rappelait récemment dans sa lettre aux évêques du 7 juillet 2007, accompagnant le Motu Proprio Summorum Pontificum : « j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Église ». Ces déformations sont donc contraires à la foi de l’Église, c’est net et sans ambigüité. Notons au passage, que vu l’ampleur des libéralités prises par les prêtres sous couvert de nombreux évêques, le Pape prend soin d’adresser un lettre aux évêques pour leur expliquer la bonne façon d’interpréter le Motu Proprio. C’est dire l’ampleur du problème.
Alors, on peut s’interroger sur ce qui pousse les jésuites à faire systématiquement le contraire de ce que demande l’Église catholique romaine… Tant d’années passées au séminaire ne devraient-elles pas être couronnées par un sacrement qui se nomme encore «sacrement de l’ordre» et par l’obéissance inconditionnelle au Pape ? Et qu’est-ce que l’ordre sinon l’obéissance rigoureuse aux enseignements de l’Église du Christ.
Rappelons au passage que l’actuel Président de la Conférence des évêques de France disait malheureusement le contraire il n’y a pas si longtemps : « Les relations entre le pape et les évêques « ne sont pas des rapports de subordination servile », a-t-il souligné ».) Ne nous privons pas d’un petit rappel du droit canon sur la question.
Pourquoi ces prêtres de la nouveauté (et le message du Christ n’a rien de nouveau, au contraire il est universel) s’écartent systématiquement des règles fixées par l’Église dans le missel romain (Missale Romanum, dernière édition de 2002, traduction officielle prévue par l’Église de France vers 2010) ? Qui donc peut s’acharner à leur insuffler ces idées ? Et combien de temps encore l’Église de France laissera faire dans la plus parfaite désobéissance au Pape ?
Assez ! Nos chers médias nous innondent de cet ensemble de termes qui ne veulent rien dire et qui occultent la vérité.
Tout d’abord, il n’y a qu’une véritable grande fête en fin d’année. Ensuite, cette fête, c’est Noël. Autrement dit, la naissance du Christ venu sur terre il y a deux mille ans pour racheter le péché des hommes en endossant notre humanité. N’ayons pas peur de réaffirmer cela en cette fête de la Sainte Chrétienne.
Bien sûr, notre société hautement médiatique et de consommation avancée vous dira : qu’en est-il des autres religions ? Eh bien franchement, on s’en fout ! Noël, c’est Noël et rien d’autre. Vouloir oublier cela, c’est enfouir vingt siècles de civilisation chrétienne.
Oubliez les cadeaux, les mets délicats et abondants, le nouvel an, les vacances, les promotions de dernière minute, la queue aux caisses, les messages publicitaires adoubant « les fêtes de fin d’année », le réveillon, les guirlandes clignotantes… Essayez maintenant d’imaginer ce qu’aurait été l’humanité sans le message du Christ.
Alors, même si les grandes fêtes religieuses offrent encore (y compris chez les païens) l’occasion à ce qui reste de famille de se retrouver, Noël c’est tout même bien plus qu’un dinde cachée derrière une pile de cadeaux somptueux.
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