déc 18

La messe qui prend son tempsUne dernière invention jésuite fait sont petit effet dans le Landerneau d’une certaine Église de France : « la messe qui prend son temps ». Ne nous méprenons pas, cette innovation progressiste est contraire à ce qu’a toujours demandé l’Église catholique.

Motu Proprio Summorum PontificumLe Pape Benoît 16 le rappelait récemment dans sa lettre aux évêques du 7 juillet 2007, accompagnant le Motu Proprio Summorum Pontificum : « j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Église ». Ces déformations sont donc contraires à la foi de l’Église, c’est net et sans ambigüité. Notons au passage, que vu l’ampleur des libéralités prises par les prêtres sous couvert de nombreux évêques, le Pape prend soin d’adresser un lettre aux évêques pour leur expliquer la bonne façon d’interpréter le Motu Proprio. C’est dire l’ampleur du problème.

Alors, on peut s’interroger sur ce qui pousse les jésuites à faire systématiquement le contraire de ce que demande l’Église catholique romaine… Tant d’années passées au séminaire ne devraient-elles pas être couronnées par un sacrement qui se nomme encore «sacrement de l’ordre» et par l’obéissance inconditionnelle au Pape ? Et qu’est-ce que l’ordre sinon l’obéissance rigoureuse aux enseignements de l’Église du Christ.

Rappelons au passage que l’actuel Président de la Conférence des évêques de France disait malheureusement le contraire il n’y a pas si longtemps : « Les relations entre le pape et les évêques « ne sont pas des rapports de subordination servile », a-t-il souligné ».) Ne nous privons pas d’un petit rappel du droit canon sur la question.

Pourquoi ces prêtres de la nouveauté (et le message du Christ n’a rien de nouveau, au contraire il est universel) s’écartent systématiquement des règles fixées par l’Église dans le missel romain (Missale Romanum, dernière édition de 2002, traduction officielle prévue par l’Église de France vers 2010) ? Qui donc peut s’acharner à leur insuffler ces idées ? Et combien de temps encore l’Église de France laissera faire dans la plus parfaite désobéissance au Pape ?

Rédigé par Gudule • à voir : , , , ,


10 Réponses pour “La « messe qui prend son temps » est une imposture”

  1. 1. Tatiane :

    j’espère que Gudule s’est elle-même rendue à une « messe qui prend son temps » pour en faire une si belle critique…
    Posons nous la bonne question que reste-t-il aujourd’hui de l’Église catholique romaine ?

  2. 2. koz :

    Dommage de ne lire aucune analyse permettant d’expliquer en quoi la « messe qui prend son temps » serait une abomination progressiste des vilains jésuites. Juste une affirmation catégorique.

    Au demeurant, le seul endroit que je connaisse et qui propose une telle messe est une paroisse dont les prêtres ne sont pas jésuites.

  3. 3. Gudule :

    Désolé koz, il ne s’agit pas d’une affirmation catégorique, mais de la simple lecture du missel romain de 2002 qui fixe très clairement le déroulement de la messe, les rôles, attitudes, prières, gestes et chants notamment. Je vous conseille donc de lire intégralement la page suivante : http://www.ceremoniaire.net/depuis1969/missel_2002/pgmr_2.html . En terme de liturgie, je crois qu’il n’y a d’ailleurs pas vraiment à analyser, mais bien plutôt à appliquer…

  4. 4. Tatimi :

    Après avoir lu la page citée précédemment sur le déroulement officiel de la messe, je ne vois pas du tout en quoi s’oppose la « messe qui prend son temps » ?
    Elle ne fait qu’ajouter un plus !

  5. 5. Gudule :

    Bonsoir Tatimi,
    Je vais peut-être vous décevoir, mais au paragraphe 24 le missel de 2002 confirme en ce point le concile Vatican II : « Néanmoins le prêtre gardera à l’esprit qu’il est le serviteur de la sainte Liturgie et qu’il ne lui est pas licite d’ajouter, d’enlever ou de changer quoi que ce soit dans la célébration de la Messe de son propre chef.»

  6. 6. Gudule :

    Actualité de la chose :
    http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-plus-de-40-ans-apres-qu-est-devenu-le-concile-45261329.html

  7. 7. serge :

    Bonjour;
    j’ai découvert par hasard cette messe dimanche.
    Quel bonheur!
    Prendre du temps pour prier , aussi longuement et partager sur le texte de l’Evangile!….
    Que de gestes aussi lors de l’eucharistie!
    Le prêtre là est vraiment serviteur de la liturgie.
    Et alors que penser de célébrations ; faites par des laïcs dans des maisons de retraites!…
    Je suis membre de la pastorale de la santé et bien sur j’approuve ceci.
    Il faut des messes différentes pour que chacun puisse s’y ressourcer.
    Serge

  8. 8. Gudule :

    Cher Monsieur,
    Il n’y a qu’un seul Dieu, qu’une seule Foi et aussi qu’une seule Messe.
    Le Pape Benoit XVI l’a rappelé récemment à travers son Motu Proprio Summorum Pontificum.
    Bien entendu, vous êtes libre, comme les protestants de ne pas adhérer à la foi catholique ou de croire que vous pouvez prendre ce qui vous intéresse, rejeter ce qui vous gêne et modifier le reste. Néanmoins, l’Église est animée par le Saint Esprit et, même si les hommes restent des hommes, le bateau n’a pas encore coulé depuis 2000 ans.
    Par conséquent, j’aurais davantage tendance à faire confiance à la Tradition de l’Église (au sens doctrinal et liturgique) qu’aux innovations plus ou moins heureuses qui s’en écartent.
    Enfin, la Messe n’est pas faite pour se ressourcer, mais bien plutôt pour faire converger toutes nos ressources vers Dieu. De la même façon que le Christ y renouvelle son Sacrifice de manière non sanglante en s’offrant totalement à nous, nous devons lui offrir tout ce que nous sommes. C’est seulement parce que nous sommes en Lui (grâce à notre prière et notre don total), que nous pouvons recevoir les grâces du Christ qui vient en nous. C’est pour cela que l’Église a voulu que le Saint Sacrifice de la Messe soit ad orientem, c’est à dire tourné vers Dieu.
    La liturgie est le culte rendu à Dieu, et non l’inverse…

  9. 9. nico :

    Je vois dans la MT une manière d’évangéliser… Les messes « traditionnelles » sont parfois difficiles à suivre pour un croyant, et encore plus répulsives pour un non-croyant.
    Je pense que la MT participe à la diffusion de la Bonne Nouvelle. Et n’est-ce pas là le plus important?
    Il est bon de veiller à appliquer la liturgie, mais également d’aider l’Église à évoluer dans sa relation au monde. Les jésuites, par leur discernement, proposent d’avancer dans la paix… D’autres, restent campés sur des dogmes et vont jusqu’à faire couler le sang au nom de Dieu en psalmodiant des textes écrits il y a 1500 ans!
    Je prie pour que Dieu se révèle à tous, fous de dieu, barbus ou non!
    Fraternellement

  10. 10. Gudule :

    Cher Monsieur,

    Les messes « traditionnelles » (ou non, d’ailleurs) sont, comme toute autre chose, difficiles à suivre si l’on ne souhaite pas s’y intéresser « en vérité ». Je vous répondrai donc assez simplement qu’il faut commencer par se munir d’un bon missel, de le lire quelque peu avant, essayer de comprendre un peu comment cela s’articule et de ne pas l’oublier quand vous vous rendez à la Messe. C’est un peu exigeant, mais tellement bénéfique pour pouvoir suivre et vivre pleinement ce sacrement. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à vous procurer l’excellent livre « La Messe » publié par les moines de Fontgombault et préfacé par le Père Labaky.

    Pour ce qui est des textes écrits il y a 1500 ans, si vous pensez qu’ils sont périmés, qu’en est-il du message du Christ, des Évangiles, de l’Ancien Testament… Ensuite, on peut rester campé sur une position. Un dogme, en revanche, exige une stricte application, puisque c’est l’Église qui y reconnaît la stricte continuité du message du Christ, Verbe de Dieu.

    Enfin, pour ce qui est de la « diffusion de la bonne nouvelle », nul doute que les Jésuites aient dans cette entreprise une motivation sincère. Mais ce n’est pas de leur ressort de vouloir réformer les rubriques liturgiques. Vouloir créer une nouvelle forme liturgique ainsi se veut quelque peu « révolutionnaire » dans la démarche, ce qui est contraire au sacrement de l’Ordre et au Sacerdoce. Pourtant, l’Église accepte de nombreuses formes liturgiques (par exemple le rite gréco-catholique en Roumanie). Mais il y a un une congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, et c’est elle qui décide en accord avec le Pape.

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