
Une dernière invention jésuite fait sont petit effet dans le Landerneau d’une certaine Église de France : « la messe qui prend son temps ». Ne nous méprenons pas, cette innovation progressiste est contraire à ce qu’a toujours demandé l’Église catholique.
Le Pape Benoît 16 le rappelait récemment dans sa lettre aux évêques du 7 juillet 2007, accompagnant le Motu Proprio Summorum Pontificum : « j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Église ». Ces déformations sont donc contraires à la foi de l’Église, c’est net et sans ambigüité. Notons au passage, que vu l’ampleur des libéralités prises par les prêtres sous couvert de nombreux évêques, le Pape prend soin d’adresser un lettre aux évêques pour leur expliquer la bonne façon d’interpréter le Motu Proprio. C’est dire l’ampleur du problème.
Alors, on peut s’interroger sur ce qui pousse les jésuites à faire systématiquement le contraire de ce que demande l’Église catholique romaine… Tant d’années passées au séminaire ne devraient-elles pas être couronnées par un sacrement qui se nomme encore «sacrement de l’ordre» et par l’obéissance inconditionnelle au Pape ? Et qu’est-ce que l’ordre sinon l’obéissance rigoureuse aux enseignements de l’Église du Christ.
Rappelons au passage que l’actuel Président de la Conférence des évêques de France disait malheureusement le contraire il n’y a pas si longtemps : « Les relations entre le pape et les évêques « ne sont pas des rapports de subordination servile », a-t-il souligné ».) Ne nous privons pas d’un petit rappel du droit canon sur la question.
Pourquoi ces prêtres de la nouveauté (et le message du Christ n’a rien de nouveau, au contraire il est universel) s’écartent systématiquement des règles fixées par l’Église dans le missel romain (Missale Romanum, dernière édition de 2002, traduction officielle prévue par l’Église de France vers 2010) ? Qui donc peut s’acharner à leur insuffler ces idées ? Et combien de temps encore l’Église de France laissera faire dans la plus parfaite désobéissance au Pape ?
30 décembre 2008 à 12:59
j’espère que Gudule s’est elle-même rendue à une « messe qui prend son temps » pour en faire une si belle critique…
Posons nous la bonne question que reste-t-il aujourd’hui de l’Église catholique romaine ?
8 janvier 2009 à 10:03
Dommage de ne lire aucune analyse permettant d’expliquer en quoi la « messe qui prend son temps » serait une abomination progressiste des vilains jésuites. Juste une affirmation catégorique.
Au demeurant, le seul endroit que je connaisse et qui propose une telle messe est une paroisse dont les prêtres ne sont pas jésuites.
12 janvier 2009 à 12:08
Désolé koz, il ne s’agit pas d’une affirmation catégorique, mais de la simple lecture du missel romain de 2002 qui fixe très clairement le déroulement de la messe, les rôles, attitudes, prières, gestes et chants notamment. Je vous conseille donc de lire intégralement la page suivante : http://www.ceremoniaire.net/depuis1969/missel_2002/pgmr_2.html . En terme de liturgie, je crois qu’il n’y a d’ailleurs pas vraiment à analyser, mais bien plutôt à appliquer…
13 janvier 2009 à 16:13
Après avoir lu la page citée précédemment sur le déroulement officiel de la messe, je ne vois pas du tout en quoi s’oppose la « messe qui prend son temps » ?
Elle ne fait qu’ajouter un plus !
13 janvier 2009 à 17:45
Bonsoir Tatimi,
Je vais peut-être vous décevoir, mais au paragraphe 24 le missel de 2002 confirme en ce point le concile Vatican II : « Néanmoins le prêtre gardera à l’esprit qu’il est le serviteur de la sainte Liturgie et qu’il ne lui est pas licite d’ajouter, d’enlever ou de changer quoi que ce soit dans la célébration de la Messe de son propre chef.»
25 février 2010 à 11:39
Actualité de la chose :
http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-plus-de-40-ans-apres-qu-est-devenu-le-concile-45261329.html