Jean foyer nous a quitté hier, après une vie bien remplie.
Agrégé de Droit, avocat, haut fonctionnaire, parlementaire réélu pendant 29 ans, maire pendant 42 ans, plusieurs fois ministre, il est aussi un des pères de la constitution de la 5ème république. On lui doit entre autres la Cour de sûreté de l’Etat, la refonte du droit de la famille, du droit des patrimoines et des sociétés, la mise en place d’un régime du droit de la nationalité.
Outre sa vie politique, grand latiniste, Jean Foyer était passionné par le chant grégorien qu’il a découvert dans son enfance. A propos de cette manière de chanter, propre à la liturgie romaine et à l’Eglise d’Occident, il expliquera : « le chant grégorien n’est vraiment lui-même que dans les actions liturgiques, dans sa fonction, car il est une prière chantée ».
Jean Foyer était aussi un catholique fervent, désigné par le général de Gaulle pour représenter la France au concile de Vatican II. Il s’est beaucoup impliqué dans les débats sur le respect de la vie, mettant farouchement en garde lors du vote de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, en 1974, contre « une confusion entre dépénalisation et légitimation » de l’avortement.
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, c’est lui qui y reçoit le Cardinal Ratzinger en 1992. Il se réjouira lors de sa récente visite en France (en tant que Pape, cette fois).
Voilà l’exemple d’un homme politique sans compromis. Qu’il repose en paix.

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