nov 21

Le journal officieux de la Conférence des Évêques de France, grassement financé par le fruit du denier de l’Église, nous livre aujourd’hui deux joyaux de protestantisme aigu.

L’article particulièrement sournois publié à 17h est signé par deux parfaits inconnus (Céline Hoyau et Loup Besmond de Séneville). L’histoire ne dit pas s’ils sont divorcés, ou même remariés… Lire la Suite »

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nov 18

Le lendemain de la promotion de Bruno Frappat comme officier de l’Ordre National du Mérite, La Croix tente de faire une critique « culturelle » de Golgota Picnic… Le résultat est pour ainsi dire frappant. Lire la Suite »

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sept 09

Ce matin, je me suis prêté à un petit jeu de recherche sur le site de la Conférence des Évêques de France. En haut du site figure une barre de recherche qui doit permettre d’aller à l’essentiel.

Je tape donc le mot « extraordinaire », histoire de voir : 32 résultats dont un seul concernant la forme extraordinaire du rite catholique romain. Le résultat est une définition du lexique, intitulée « Rites: ordinaire et extraordinaire ».

Et la définition est d’ailleurs croustillante :

Le rite ordinaire est celui qui a été instauré à la suite du Concile Vatican II et le rite extraordinaire est celui qui était en usage avant ce Concile.
Le 7 juillet 2007 le Pape Benoît XVI publie un «Motu proprio» sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970.

Comme à l’habitude, un savant mélange de méconnaissance historique et liturgique (voulue ?) et de désinformation (devenue) ordinaire.

On commence par assimiler le changement de forme liturgique à un fait historique, à l’œuvre du Concile Vatican II, sous-entendant que l’usage de la forme dite « extraordinaire » ne serait plus en vigueur (« était en usage avant » / « a été instauré »). Je résume : avant le Concile, messe rigide en latin dos au peuple, depuis le Concile, messe sympathique en français ouverte aux fidèles. Ce fameux « esprit du Concile » vient à nouveau d’être remis en question par un haut responsable de l’Église 1.

Puis on apprend que Benoît XVI publie un motu proprio « sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 », mais sans préciser le sens de ce motu proprio. Notons au passage qu’est à nouveau précisée l’antériorité de cette forme liturgique, au cas où l’internaute n’aurait pas compris qu’il faut maintenant passer à autre chose. On appréciera aussi le mot « réforme », dont on ne sait vraiment quoi penser…

Allons, allons ! Malgré la promulgation d’un nouveau missel par le pape Paul VI en 1970, la « forme extraordinaire » du rite romain, dite « messe tridentine », n’a jamais été abrogée dans l’Église catholique, ce qu’a confirmé le motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI en juillet 2007. On ne peut donc qu’enjoindre nos bons évêques de France à rentrer dans le giron de la seule Église catholique romaine, à moins qu’ils ne lui préfèrent secrètement la réforme ?

À ce propos, quel mot apparaît 3540 fois sur ce même site de l’Église catholique ?

  1. Pour le nouveau président du conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens, le Concile voulait que la Messe soit célébrée ad orientem et en latin… []

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mar 31

Une fois n’est pas coutume, je vais citer un article qui n’est pas de moi et qui est malheureusement très réaliste. Cet article est repris du numéro de mars de Reconquête, mensuel catholique d’information dirigé par Bernard Antony et auquel vous pouvez (si ce n’est déjà fait) vous abonner ici.

COURS, FOUREST!

Voilà ce qui arrive lorsque l’on suit les actualités d’un oeil ou d’une oreille distraits : l’on doute un peu de ce que l’on croit avoir lu ou entendu. Tenez, par exemple, il y a quelques semaines, nos amis les journalistes ont fait monter une triomphale mayonnaise autour de la personne de Mgr Richard Williamson. Derrière mon volant ou mes fourneaux, j’entends qu’ils saluent son attitude… son attitude quoi, vous dites ? Méga-sioniste ? Oui, ça doit être cela. Il faut dire qu’Israël avait bien besoin de soutien de poids, après le sanglant pilonnage de Wall Street et la fraude financière à Gaza (à moins que ce ne fût l’inverse…)

L'immondePour occuper mes trajets en RER, il m’arrive de survoler le quotidien de référence™, négligemment oublié sur un strapontin : là encore, mes yeux embués suivent un parcours transversal dans les articles des brillantes plumes de la rédaction. A force de lectures trop rapides, j’enregistre d’étonnants résultats, que mon imagination, même débridée, a du mal à confirmer. Le 30janvier, je déchiffre à grand peine une rinçure de Caroline Fourest, qui s’exprime en tant que… en tant que quoi déjà ? Théologienne ? Politologue ? Laïciste intégriste ? Simple commentateure (bah oui, sa compagne Fiametta Venner, subtilement planquée dans les coulisses de l’interview de Mgr Williamson, est bien auteure, nous dit Le Monde) ?
Benoit XVI et mgr FellayJe découvre donc la « main tendue [de Benoît XVI] à l’extrême-droite anti-Vatican II, intolérante et antisémite », ce qui fait lourd à porter pour une seule main, surtout quand l’autre ne choie même pas les « théologiens de la libération excommuniés », ni ne console « les catholiques de gauche placardisés ». Après cela, je comprends que Benoît XVI est vraiment méchant, voire réactionnaire, car, entre autres abjections insupportables, il réhabilite le « dogme au détriment de l’œcuménisme » : voilà de quoi choquer les scrupules de l’experte en catholicisme et en foi, terrifiée de voir les « brebis galeuses » réintégrer le giron de son Église…

Plus loin, je rencontre, parmi les antiennes laminées du pseudo dossier à charge contre les horribles intégristes, le nom de Maurice Bardèche, dont notre journaleure n’a jamais dû lire le moindre ouvrage, puis Celui de l’abbé Philippe Laguérie et son « Institut dit du “Bon Pasteur”». Juste dit. C’est un surnom. L’Église dite catholique. Le véhicule a moteur dit voiture. Le bol de béchamel dit cerveau, en l’occurrence. Alors, bien sûr, Bernard Antony («élu FN», Fourest a des infos toute fraîches) et le regretté Dom Gérard Calvet (ici orthographié « Don ») ne pouvaient pas passer à travers les mailles des rets de la chasseresse (chasseure ?) hystérique : des « catholiques ouvertement d’extrême droite… se sont ralliés à l’Église du temps de Jean-Paul II » ; avant ce ralliement, Bernard Antony était en effet l’initiateur d’une hérésie majeure, plus grave encore que l’arianisme ou le nestorianisme, l’antonysme. Saint Irénée de Lyon n’avait pas prévu le coup !

Vatican IIJe termine par la perle : « Les catholiques traditionalistes rejettent souvent l’œcuménisme de Vatican II par nostalgie pour l’antijudaïsme chrétien (sic), ce bon vieux temps où l’on pouvait prier pour l’âme du juif déicide (orthographié ici « déïcide »). Leurs militants français s’inscrivent donc logiquement dans la plus pure tradition maurrassienne. »
Je ne mets jamais de calvados dans mon café matinal, mais pour le coup j’ai eu un doute.
Résumons : Charles Maurras priait pour l’âme des Juifs (ce qui d’ailleurs est un crime), donc il faut rejeter Vatican II, Bernard Antony est un prophète schismatique, Maurice Bardèche un antipape, les théologiens de la libération infiltrent l’Opus Dei, Mgr Williamson prépare un coup d’État avec Mahmoud Ahmadinedjad et comme disait Louis de Funès, « la vieille épouse le perroquet, j’épouse le Roi et je deviens Reine » ! Zinzin, on vous dit…

PIERRE HENRI (source : Reconquête, n°256, Mars 2009)

Vous pourrez trouver la vomissure d’origine à cette adresse :

http://carolinefourest.wordpress.com/2009/01/31/saint-pierre-et-ses-brebis-galeuses/

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oct 12

Benoît XVI vient de canoniser Sœur Alphonsa de l’Immacolata Concezione. Une grande première pour l’Inde, ou la communauté catholique est quelque peu malmenée (disons plutôt persécutée.)

RFI nous décrit aujourd’hui en des termes surprenants cet événement sans précédent :

Anna Muttathupandathu, dite Sœur Alphonsa de l’Immacolata Concezione, une jeune nonne indienne catholique, a été canonisée ce dimanche par le pape Benoît XVI au Vatican.

L’article ne fait évidemment aucune allusion aux 40000 fidèles présents ce dimanche Place Saint Pierre à Rome pour la proclamation.

Devait-on s’attendre à mieux de la part de cette radio financée par nos impôts ?
Le terme de religieuse n’aurait-il pas été plus approprié, et néanmoins plus respectueux ?

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