Il est toujours surprenant de voir à quel point l’extrême gauche militante s’intéresse aux propos des hommes d’église uniquement quand ça l’arrange. Ainsi on a pu lire dans le Figaro que l’association les chiennes de garde vient de décerner son prix annuel à Mgr. Vingt-trois, cardinal archevêque de Paris et président de la conférence épiscopale française. Ce prix est attribué en vertu d’une phrase qui bien entendu a été sortie de son contexte pour l’occasion. On se demande d’ailleurs bien pourquoi cette association ne s’intéresse pas plus souvent à ce que disent Mgr. Vingt-trois et les autres évêques catholiques.
Non contente des excuses faites quasi publiquement par Mgr. Vingt-trois à ce propos, la fameuse association persiste à vouloir faire un maximum de tapage médiatique à fin de nuire toujours et encore à l’image de l’église catholique telle qu’elle est retranscrite dans les médias. Les réseaux d’extrême gauche étant certes fort peu représentatifs mais généralement très organisées et coordonnés, on peut tout à fait imaginer que cette action s’inscrit dans la « droite » suite de celle, récente, qui à été orchestrée à l’encontre du pape Benoit 16 (en s’appuyant sur les propos de Mgr Williamson.)
Le Figaro, quant à lui, ne précise à aucun moment que les propos cités, remis dans leur contexte, ne sont que le reflet de la vérité. La phrase de Mgr. Vingt-Trois («Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui soient formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête.») décrit un état de fait non sans un certain humour. Le service de l’autel, puisque c’est le sujet, nécessite de ses serviteurs qu’il soient correctement formés. Certes la phrase de Mgr. Vingt-Trois a pu être maladroitement exprimée, mais elle ne nécessitait pas pour autant des excuses.
Dans le cas présent le journal le Figaro, au lieu de nuancer les propos et déclarations d’une association engagée et partiale, se contente de reprendre mot après mot les revendications de l’association. En outre, on trouve à de nombreuses reprises dans l’article des liens pointant vers le site Internet des « Chiennes de garde », aucun vers le site du diocèse de Paris.
On est alors en droit de s’interroger sur l’indépendance et l’impartialité d’un ex-grand quotidien « du matin ».

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