juin 18

Sur fond de débat géant autour d’apéros « saucisson et pinard », Internet se déchaîne, et derrière la toile les français s’expriment. Cette idée est tout simplement géniale. En effet, la Préfecture de Paris (aux ordres de Monsieur Hortefeux) vient d’interdir un rassemblement festif franchouillard, à une date oh combien symbolique (70è anniversaire de l’appel du 18 juin 1940). Bon, bien-sûr, le lieu et la date (Quartier de la Goutte d’Or un vendredi après la prière islamique) peuvent être perçus comme une provocation, mais c’est avant tout un symbole fort, une réaction à l’occupation rampante de certains quartiers par les musulmans.

Comme dans toute initiative de ce genre, les passions se déchaînent. Les journalistes en masse qualifient l’initiative d’ « extrême droite ». Ils crient au fascisme, et même au nazisme (sic) avec tous leurs amis de mouvances reconnues d’ « extrême gauche ». Les ministres s’en mêlent (Fadela Amara…) Le saucisson et le pinard sont devenus selon eux xénophobes et racistes. voilà qui prête à rire et qui montre le ridicule de notre état qui a amorcé sa chute depuis bien longtemps. On vient néanmoins de franchir un cap.

Le ministère de l’intérieur va-t-il maintenant s’intéresser comme il se doit aux prières publiques de la rue Myrrha et les interdire comme il se doit ? Cela m’étonnerait, et le fait que l’apéro géant se déplace progressivement vers les Champs Élysées tend à déplacer le débat pour faire oublier le fond du problème lié à l’islam. Nos (leurs ?) gouvernants aimeraient bien que l’opinion publique oublie la face émergée de l’iceberg, celle du 18è arrondissement. Il éviteraient ainsi d’avoir à faire quoi que ce soit pour tenter d’endiguer le problème, et de s’attaquer à la partie immergée.

Quant à la mairie de Paris, elle n’attend pas pour agir, mais à sa façon. Elle vient de voter une subvention de plusieurs centaines de milliers d’euros pour aider ces pauvres musulmans du 18è arrondissement à construire une nouvelle mosquée avec nos impôts. Laïcité ? Séparation des cultes et de l’état ? Pour l’Église, peut-être.

Enfin, pendant que les autorités interdisent le franchouillard au motif de trouble de l’ordre public, elles autorisent une manifestation illégale (au même moment à Paris) en faveur du Cannabis et de sa légalisation. N’est-ce pas une provocation pour tous les chrétiens à qui leur religion, de fait, interdit toute consommation de stupéfiants ? Reste qu’aux yeux de la loi, la consommation de cannabis et la publicité en sa faveur sont interdits.

Comme toujours : deux poids, deux mesures. Les media hurleront-ils à la discrimination ?

Que faudra-t-il de plus pour que les français qui ne l’ont pas encore fait ouvrent les yeux ?

  • Autres axes de réflexion : ici (il faut bien nuancer un peu…)

Rédigé par Gudule • à voir : , , , , ,

oct 13

Hier, La Croix nous livrait un magnifique article intitulé « Elle est catholique, il est musulman ».

Morceaux choisis :

  • Muriel a, dit-elle, toujours « pratiqué », même si, ces dernières années, elle a « du mal à intégrer une vie paroissiale » et « culpabilise » de ne pas pouvoir aller tous les dimanches à la messe.
  • Son mari est allé à l’école coranique – « ma maternelle à moi », dit-il. Il a ensuite approfondi sa foi en France.
  • Le jour venu, l’imam d’une mosquée de Nantes, qui ne souhaitait pas se joindre à la cérémonie prévue à l’église, a célébré le mariage musulman.
  • L’après-midi, le P. Christian Delorme a animé un temps de prière interreligieuse.
  • Trois jours plus tard, ils se sont rendus en Algérie pour fêter leur mariage, la mère de Nasser n’ayant pu obtenir son visa pour la France.
  • Le prénom des enfants n’a pas présenté de difficulté. Pour des raisons « identitaires », explique Nasser, « parce qu’ils vivent dans un environnement culturellement chrétien et pour les rattacher à une histoire », ils portent chacun un prénom arabo-berbère, ce que Muriel a parfaitement accepté.
  • La décision de faire circoncire Tarek, « conformément à la tradition sémitique mais surtout pour des motifs d’hygiène », a eu plus de mal à passer : « J’y voyais une amputation, explique Muriel. Mais j’ai fini par comprendre que Nasser serait plus serein vis-à-vis de sa famille et de sa communauté. »
  • Autre sujet sur lequel « ça a coincé » : le baptême des enfants, qui signifiait pour Nasser « leur entrée dans la communauté des chrétiens ». Muriel en a « fait son deuil », comme elle a accepté que la croix offerte à Majda par sa mère ne soit pas accrochée à côté du lit de la petite fille, mais posée sur une étagère.
  • Muriel, fragile et déterminée : « Nous sommes encore au début d’un chemin qui nous oblige à nous recentrer sur l’essentiel et à transcender nos différences. »

Quelques commentaires ?

Disons simplement que c’est affligeant. Qu’à défaut de choix commun, l’islam l’emporte au nom de sa prétendue supériorité ; de même qu’une religion de liberté et d’amour se fera toujours écraser par une idéologie de combat. La Croisade a changé de sens. Mais les livres d’histoire continuent à dire que ce sont les chrétiens qui persécutent les autres…

Rédigé par Gudule • à voir : ,

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