Discours du président de la République Française, Nicolas Sarkozy, au Vatican hier (extraits croustillants) :
Votre présence [...] témoigne de ce lien si particulier
qui a toujours uni le Siège apostolique à la France.
La France n’oublie pas qu’elle a avec l’Église
2000 ans d’histoire commune [...]
Pourquoi ne travailleraient-elles pas ensemble ?
[...] elles ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. [...]
Alors pourquoi, chacune s’efforçant de comprendre l’autre et de la respecter, chacune restant à sa place et dans son rôle, mais conscientes qu’elles aient des idéaux communs, l’Église et la République française ne seraient-elles pas davantage aux côtés l’une de l’autre pour proposer à l’humanité un sort meilleur que celui qui lui semble promis aujourd’hui par l’accumulation de tant de déséquilibres et d’injustices ? [...]
Les mesures que nous devons prendre, les changements que nous devons opérer dans nos comportements, dans nos choix, doivent être une réponse à cette crise si profonde des valeurs qui est la cause de tout. [...]
Réformer la gouvernance mondiale, [...] c’est un impératif moral !
Réguler la finance [...] c’est un impératif moral !
Stabiliser les marchés de matières premières [...] c’est un impératif moral !
Conditionner la liberté du commerce à la réciprocité, [...] c’est un impératif moral !
Réguler internet [...] c’est un impératif moral !
Lutter contre l’immigration illégale [...] c’est un impératif moral ! [...]
La loi de la jungle, la loi du plus fort, du plus malin, du plus cynique, c’est le contraire de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, c’est le contraire de la civilisation. Voilà l’enjeu. [...]
Permettez-moi pour conclure de citer Péguy :
« La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’espérance (…)
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout »
L’espérance nous en sommes tous comptables.
La rendre à tous ceux qui aujourd’hui l’ont perdue, voilà notre devoir commun.
Si nous avons foi dans nos valeurs, dans nos idéaux, si nous avons profondément ancrés en nous la conviction d’œuvrer pour le bonheur des générations futures, alors rien ne nous arrêtera.
Au milieu des difficultés de toutes sortes, c’est en nous-mêmes d’abord qu’il nous faut faire vivre l’espérance.
C’est depuis toujours la vocation de la France.
C’est depuis toujours la mission de l’Église.
Rappelons pourtant que les faits montrent le profond décalage entre ce discours enchanteur et la réalité :
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